Le village

La découverte du village : des commerces ont-ils existé à Theil ?

La commune de Theil a compté de nombreux commerces, tous disparus aujourd’hui. C’est ainsi, qu’il y a eu cinq épiceries, dont au moins trois ont été opérationnelles en même temps avant-guerre:

• L’épicerie d’Artémis Gallard (puis Chaigneau), située dans l’actuelle maison de Guy et Annick Landeau, qui a ensuite été tenue successivement par Victor et Hélène Cochard et enfin par Marie Da Costa et Annick Landau. Elle a été l’ultime commerce présent à Theil avant de fermer au début des années 1980,

• L’épicerie tenue par Noémie Gerbaud, dont le père était maréchal Ferrand, dans une maison située en face de la maison à balet qui vendait tous ses produits en vrac, y compris le sel, le sucre et l’huile, et faisait office de café.

• Une épicerie tenue par le père de Louis Baudet jusqu’en 1946 dans sa maison à gauche de la fontaine. Elle faisait aussi office de café,

• Après la fermeture de celle de Louis Baudet, Fernand Raymond a ouvert une épicerie dans la maison aujourd’hui occupée par Mme Gérolini, ; ce commerce avait la particularité de proposer aussi des séances de cinéma pendant une dizaine d’année.

• Enfin, une épicerie gérée, pendant quelques temps dans les années 50, par le frère d’Artemis Gallard, José, à l’emplacement de la salle des fêtes.

En revanche, il n’y a eu qu’une boulangerie dans deux endroits différents :

• D’abord dans une maison située à droite de la fontaine et qui a été démolie depuis (cf. Photo). Le fournil de la boulangerie, tenue par le père Guesdon, était alimenté en farine par un plan incliné depuis l’actuel route départementale. Les enfants appréciaient beaucoup ce dispositif qu’ils utilisaient comme toboggan.

• Ensuite, M. Guesdon a déménagé sa boulangerie dans la grande maison située à gauche de la maison Landeau. Il a eu, dans les années 60, un éphémère successeur.

Par ailleurs, Theil a compté trois maréchaux ferrants :

• Le père de l’épicière Noémie Gerbaud, Bruno, en face de la maison à balet,

• Edouard Bénéteau, dans la maison à balet, qui était plutôt ferronnier d’art et qui est décédé en 1960

• Armand Morin, dit « Buf rouille » (souffle sur la rouille en patois) dans la maison « Bijou ».

et trois menuisiers:

• Eugène Surlet qui s’est suicidé après la perte de son épouse et de sa fille,

• Edouard Chonaski qui lui a succédé et qui avait la passion de la marquèterie,

• Et Jacky Fort que nous connaissons tous.