Bulletin municipal n°4

Les travaux du Conseil Municipal au cours du premier trimestre de 2016

Le conseil a examiné les dépenses et recettes 2015 et voté le budget 2016 en présence de M. Viguier, le percepteur de Ruffec dont nous dépendons désormais: la situation financière de la commune est saine. Malheureusement, compte tenu des incertitudes qui pèsent sur la répartition des charges de fonctionnement des écoles de la communauté de communes (cf. ci-dessous) et sur le montant de l’allocation attribuée par l’état à la commune, la baisse de la part communale des impôts locaux, débutée en 2015, ne sera poursuivie en 2016. Le conseil municipal a cependant la ferme intention de maintenir à l’avenir son objectif de baisse dès que la situation fiscale de la Communauté de communes sera clarifiée. A noter que les investissements 2016 porteront en particulier sur le réaménagement de la cuisine de la salle des fêtes.

Le conseil a validé la charte de mutualisation communautaire: celle-ci définit le principe de la mutualisation des moyens, des services et des achats au sein de la communauté des communes du Val de Charente.

Les nouvelles du village, de la Communauté de communes et du Pays

Transfert de la compétence « écoles » à la communauté de communes: ce transfert doit permettre d’homogénéiser les conditions de scolarité, d’améliorer la gestion des écoles et de mieux répartir les charges sur l’ensemble des communes. Malheureusement, les conseillers communautaires n’ont pas pu s’entendre sur la répartition des dépenses de fonctionnement et d’investissement, qui devait, progressivement atteindre, en 12 ans, une quote-part communale au prorata du nombre d’habitants, 1/3 des dépenses d’investissement restant toutefois à la charge du village qui héberge l’école car c’est un avantage non négligeable pour le village. A noter qu’aujourd’hui, les communes de l’ex communauté du Pays de Villefagnan, participent aux frais de fonctionnement au prorata du nombre de leurs enfants scolarisés.

Fusion des syndicats des eaux: le syndicat des eaux (SIAEP) de Villefagnan sera prochainement dissout au profit du SIAEP Nord-Ouest regroupant les ex SIAEP d’Auge-Charente, Champnier, Nouère-Charente, Saint Fraigne, Val de Roche et Villefagnan. Ce nouveau syndicat beaucoup plus important sera mieux armé pour défendre nos intérêts. Il nous permettra également de nous associer avec les communes qui nous approvisionnent (Saint Fraigne et Aunac). Il reste à travailler sur la gouvernance, le fonctionnement, le budget et la gestion du nouveau syndicat.

Tri des déchets : désormais, les plastiques souples comme les films entourant les bouteilles, les sacs plastiques, les sachets alimentaires… ainsi que les plastiques rigides comme les pots de yaourt et de crème, les boîtes de confiserie, les barquettes en polystyrène… sont recyclables par CALITOM et à jeter dans les sacs jaunes.

L’Installation des compteurs électroniques Linky par ERDF est programmée à Theil au 1er semestre 2020. La presse s’est fait l’écho des nombreuses polémiques qui accompagnent ce remplacement et certains refusent cette installation qu’une directive européenne ainsi que la loi de transition énergétique rendent obligatoire. Ceux que cela intéresse ou préoccupe peuvent d’ores et déjà poser leur(s) question(s) à Bernard Comte, 5 rue de la Fontaine qui se fera un plaisir de leur répondre.

La découverte du village : qui était Ste Radegonde?

Notre église, qui a été construite au 12ème siècle, s’appelle l’église Sainte Radegonde, une sainte qui a vécu au 6ème siècle à une époque où notre pays n’était plus la Gaulle romaine car l’empire romain avait été envahi par des peuples dits barbares (chez nous essentiellement les Francs) mais pas encore la France même si l’histoire officielle considère que les rois francs sont, sous le nom de Mérovingiens, des rois de France. Radegonde était la belle-fille du roi Clovis, celui du vase de Soisson et de la 1ère conversion d’un roi Franc au catholicisme. C’est aussi le roi qui a réussi à unifier un pays ressemblant à la France mais débordant largement sur les territoires actuels de la Belgique, de la Hollande et de l’Allemagne. Radegonde était la fille du roi des Thurigiens, Bertrachar, née en 520, enlevée en 531 par les Francs et mariée de force en 538 au roi Clotaire 1er, fils de Clovis. Elle a consacré sa vie à accueillir les pauvres et à soigner les malades. En conflit avec son mari dont, elle réprouve publiquement les mœurs et la violence, elle a osé résister et s’est retirée en 560 environ dans le monastère Ste Croix à Poitiers qu’elle avait auparavant fondé. Elle est morte en 587.

A une époque où les rois avaient de nombreuses épouses (Six épouses officielles pour Clotaire 1er : Ingonde, Arégonde, Gontheuque, Radegonde, Chunène et Vultrade) qu’ils pouvaient répudier, enfermer dans un monastère, voire tuer, en raison d’une incompatibilité d’humeur, parce qu’elles ne lui donnaient pas d’enfant mâle ou afin de pouvoir se remarier, elle est la première à se permettre cette attitude vis-à-vis de son mari, attitude d’autant plus courageuse, qu’elle aurait pu la payer de sa vie dans des souffrances atroces. Une autre reine de la fin du 6ème siècle, Brunehaut, qui a réussi à tenir un rôle politique très important en assurant la régence du roi Sigebert 1er, a fini, condamnée par un de ses neveux devenu à son tour roi, sous la torture puis trainée derrière des chevaux au galop.

Mais, que vaut sa sanctification, à une époque où il suffisait bien souvent, pour devenir saint, que la vox populi le déclare et où la désignation d’un saint était souvent un moyen utilisé par l’église catholique pour assurer sa promotion ? Dans le cas de Radegonde, il existe une biographie qui nous est intégralement parvenue, écrite par Fortunat, un écrivain reconnu par les historiens pour son objectivité et qui atteste de son comportement exemplaire. Radegonde est donc bien la première femme qui, dans notre société, a défendu la cause des femmes en essayant de leur donner la position qu’elle doivent occuper à l’égal de l’homme. Elle mérite d’autant plus notre estime que les risques qu’elle prenait étaient considérables, sans commune mesure avec ceux que prennent aujourd’hui les mouvements féministes. A Theil-Rabier, nous pouvons être fiers d’avoir une église qui lui rend hommage !